Et vous, à quoi renonceriez-vous?

Le budget d'entretien d'un animal de compagnie peut être important; mais de s'en séparer en cas de difficultés financières, est le plus souvent impensable.  © iStock

L'éditorial du magazine générations du mois de septembre 2022.

Cela fait déjà quelques mois — allez, à peu près entre la levée des restrictions covid et l’annonce de la guerre en Ukraine — que le spectre d’une crise économique majeure plane au-dessus de nos têtes. Explosion des coûts, gaz et essence en premier, hausse des prix des biens de première nécessité, inflation galopante, black-out électrique et j’en passe: à lire les experts, nous serions donc au bord du gouffre. Pis encore: à les écouter avec attention, ils n’auraient pas totalement tort. Cette nouvelle donne, personne ne l’imaginait, l’année dernière encore, même si les images choquantes de crève-la-faim au cœur de Genève avaient un drôle de goût annonciateur. Et si c’était moi?

Sans céder à la panique — nous en sommes encore loin en Suisse — ni multiplier à l’envi les conseils d’économies ménagères, générations a voulu poser la question autrement. Et vous, dans votre vie quotidienne, à quoi ne renonceriez-vous jamais? Oui, si la Suisse devait se restreindre à tout prix, devant la hausse des coûts et la raréfaction des biens, quel joyau sauveriez-vous absolument? 

Prudence

Lisez donc les témoignages que le magazine a recueillis, ils vous surprendront peut-être. Tous, sans exception, en voulant préserver certains objets de leur quotidien, les plus basiques, montrent ce qui leur est le plus cher: le lien avec les autres. Oui, ils veulent bien avoir un peu plus froid, un peu moins de confort, moins de vacances, de nourriture ou de vêtements, mais jamais ne renonceraient à ce qui les met en lien avec le monde. Leur téléphone, bien-sûr, leur voiture, leur petit café convivial, leurs bouquins et, évidemment, leur chien.

Il y a dans leurs mots une évidente maturité qui fait du bien à entendre, un état d’esprit, même, qui devrait mettre en confiance nos édiles les plus sévères. Bien sûr, tous n’ont pas les mêmes moyens ni les mêmes conditions de vie et les mots sont à soupeser avec prudence. Mais si la situation économique devait réellement empirer, on gage que ce lien aux autres, si cher aux Suisses et aux Suissesses, profite à tous, dans un esprit de solidarité sur lequel il ne faudrait alors pas mégoter.

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>> Lire le témoignage de Romand.e.s

Blaise Willa, directeur de publication
et rédacteur en chef

 

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