Tricot : spiritualité et socialisation au bout des aiguilles

©Istock

Le tricot est bon contre le stress, il a un effet positif sur le cerveau, il permet de garder la motricité fine, entre autres. Pas étonnant que les EMS encouragent les bénéficiaires qui le souhaitent à prendre laine et aiguilles. « Tricoter est une activité valorisante, explique Françoise Sallaud, responsable du Centre d’accueil temporaire et du Service d’animation de l’EMS Les Cerisiers de Payerne.

Elle entraîne la dextérité et exerce les acquis, sans oublier que le tricot est un support qui permet d’entamer une conversation, de s’entraider, voire de mettre en place un projet commun. C’est un excellent outil de socialisation. » Un avis partagé par Isabelle Wermelinger, agent pastorale et animatrice en aumônerie dans le Jura : « J’anime un groupe mensuel de tricot spirituel. Les femmes qui y participent viennent de milieux très différents. La plupart sont âgées et vivent seules.

 

A lire aussi : Madame Tricot fait le tour du monde

 

Se réunir, aiguilles dans les mains, leur permet d’aborder des choses qu’elles ne diraient pas en se regardant dans les yeux. » Chaque année, Isabelle Wermelinger distribue à Noël — via Rencar (un espace de rencontre et d’écoute qui se déplace dans le Jura) — des paquets cadeaux contenant des chaussettes en laine faites à la main : « Tricoter fait du bien à celles qui tricotent et à ceux qui reçoivent le fruit de ce travail. »

 

 

0 Commentaire

Pour commenter