Placements forcés en EMS: un Temps Présent consacré à la révolte des seniors

Placée contre son gré en EMS et dépourvue de tous ses biens, la nonagénaire Rita Rosenstiel a sucité l’été dernier une vague de soutien à travers toute la Suisse romande. Ce soir l’émission Temps Présent revient sur son histoire et enquête sur le rôle des curateurs.

L’émission Temps Présent (Radio Télévision Suisse) diffusera ce jeudi 08 janvier une enquête consacrée aux seniors placés contre leur gré en EMS ou en hôpital psychiatrique. Ce reportage reviendra sur l’affaire Rita Rosenstiel, une nonagéniaire morgienne placée de force dans un établissement médico-social sur décision de la justice de paix.

 

Cette histoire avait alors médiatisé la tendance aux placements forcés chez les aînés, une contrainte prévue par la mesure appelée Placement aux fins d’assistance (PLAFA) lorsqu’une personne n’est plus en mesure d’assurer sa propre sécurité. Problème: cette mesure, prononcée par les médecins ou la justice, est lourde de conséquences pour les personnes placées. On découvrira d’ailleurs dans ce reportage le rôle grandissant qu’endossent les curateurs privés, citoyens désignés d’office, dans la prise en charge des seniors.

 

«Trop de personnes âgées n'ont rien à faire en hôpital psychiatrique, elles sont seulement âgées. Pour les curateurs, le seul but de ces placements est de voir nos aînés définitivement "casés" en EMS. Ainsi, ils n’ont plus à s’occuper de l’aspect personnel et se vouent simplement à digérer leur fortune», dénonce Brigitte Pivot, présidente de l’association SOS Tutelles-Curatelles.

 

Le reportage sera diffusé ce jeudi 08 janvier 2015 à 20h10 sur la chaîne télévisée RTS Un et reviendra entre autres sur l'histoire de Madame Rosenstiel. Mais son cas est loin d'être unique. Et vous? Connaissez-vous d'autres vies brisées par ces décisions de justice, parfois hâtives? 

 

Rendez-vous sur notre forum et faites-nous part de vos expériences ou de celles de votre entourage: le forum "Des mesures d'assistance qui virent au cauchemar"

 

Barbara Santos

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