Petit Tom devenu grand

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Une curieuse impression s’est emparée de moi, ces derniers mois. L’impression d’avoir déjà tout vu ou presque. Effet de la pandémie sur les programmes (pas de nouveaux films, séries bloquées) ou sur moi ? Mes collègues opteraient pour la deuxième hypothèse sans hésiter une nanoseconde.
Bref, quitte à se taper des rediffusions, mon choix a été clair. Je me suis fait ma cure Tom Cruise. Je sais. A priori, le bonhomme n’a rien de sympathique. Outre sa liaison affirmée avec une église qualifiée de secte dans certains pays, cet acteur US n’a pas vraiment la taille requise pour les films d’action (1,70 mètre) et, pour nous, Européens, il représente l’archétype du Yankee arrogant. Une arrogance qui est devenue d’ailleurs une des marques de fabrique du comédien. Regardez-le dans ses films, il affiche toujours cette petite moue un brin condescendante envers le reste de l’humanité, à commencer par tous les méchants du monde.

 

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Alors pourquoi ? Pourquoi ce petit Napoléon made in USA a-t-il conquis le monde, et durablement. Top Gun bien sûr, mais aussi Rain Man, Mission impossible ou Jack Reacher, tout ce qu’il touche se transforme en or au box-office. Pourquoi ? Osons-le dire ? Parce qu’il est bon. Il l’a d’ailleurs prouvé dans Né un 4 juillet où il incarnait un jeune soldat revenu handicapé de la guerre du Vietnam. Le maître Stanley Kubrick a également fait appel à lui pour Eyes Wide Shut. D’accord, me direz-vous, mais pour l’essentiel il tourne dans des films d’action à gros budget : facile donc d’être au sommet. Détrompez-vous. Là aussi, il excelle. La concurrence est telle outre-Atlantique que, seuls, les meilleurs arrivent au sommet et s’y maintiennent. Ce sont des stars, tout simplement. Alors, même s’il n’est grand par la taille et que je ne partage pas les convictions religieuses de Tom, je lui fais une promesse. Quand Top Gun 2 sortira enfin, j’irai le voir immédiatement au cinéma et je m’éclaterai. 

J.-M.R.   

 

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