Le rôle inestimé des femmes âgées

L'expérience des femmes âgées est très souvent sous-évaluée et sous-payée, relève Age international. © DR

Que ce soit dans les pays en voie de développement ou chez nous, on ignore l’apport des «vieilles» femmes pour l’humanité.

 

«Je me lève à six heures du matin, cuisine pour les enfants et les prépare pour aller à l’école, puis je fais la lessive et la vaisselle jusqu’à 9 heures. Ensuite, je sors pour aller gagner de l’argent. Pas de repos jusqu’à l’heure où je me couche, à 21 heures», raconte une femme de plus de 65 ans vivant à Addis-Ababa en Ethiopie pour Age International.

L’association caritative anglaise, qui s’intéresse aux conditions de vie des personnes âgées dans les pays en développement, a consacré son dernier rapport au travail invisible et inestimé des femmes âgées. Sans elles, qui prennent en charge les enfants et l’intendance domestique, l’accession des plus jeunes à l’éducation, à une activité professionnelle, à une indépendance financière, serait impossible. Ce qui ne les dispense pas de devoir quand même gagner leur subsistance, les rentes n’existant pas dans leur pays.

Selon l’économiste et chercheuse en étude de genre et développement social, Diane Elson, prendre conscience du rôle essentiel de ces femmes devrait nous aider, en Occident, à déconstruire cette idée reçue selon laquelle les vieilles seraient improductives et juste des charges pour les jeunes générations. Sous nos latitudes aussi, leur rôle réel, notamment dans la garde des enfants, est invisible et sous-évalué. (V.C.)

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