Le Cormoran a remplacé Harry Potter

Cormoran Strike et son assistante vont devoir enquêter dans les hautes sphères de l'Etat aussi bien que dans les quartiers mal famés de la capitale.©DR. mathias lovstrom

Polar. C’est une secret de polichinelle, son nom figure même en quatrième de couverture. Sous le nom de l’auteur de Blanc mortel se cache bien J..K. Rowling qui abandonne la magie pour le roman policier. Et le talent est toujours là.

En se lançant dans le polar, J.K.Rowling, créatrice richissime de la série Harry Potter, avait décidé d’écrire sous le pseudonyme de Robert Galbraith. Et c’est sous le patronyme de ce dernier que paraît donc Blanc mortel, quatrième tome des aventures du détective Cormoran Strike.

Si ça marche? Disons que les trois premiers volumes se sont déjà vendus à onze millions d’exemplaires. Un succès mérité d’ailleurs. Son dernier bébé, Blanc mortel, est plus que séduisant. Mettant en scène le détective Cormoran Strike, ancien militaire qui a perdu une jambe, boxeur dépenaillé au physique de brute, l’auteur(e) nous offre déjà un héros des plus attachants. D’autant plus qu’ils se combine avec son assistante Robin qui vient de se marier à un fat alors qu’elle est irrésistiblement attirée par son patron.

Dans Blanc mortel, l’ambiguïté des relations entre le détective et son employée la plus douée joue un rôle majeur. Tout autant presque que l’intrigue qui se déroule dans les hautes sphères de l’Etat, puisqu’ils sont engagés par un ministre qu’on va bientôt retrouver mort dans de drôles de circonstances. Qui le faisait chanter? Et que vient faire là-dedans Billy, jeune homme plutôt dérangé qui affirme avoir assisté à un meurtre dans sa jeune enfance?

Cormoran et Robin vont devoir se démener comme jamais pour conclure cette enquête, tissée avec soin, dans un style finalement très old school.

J.-M.R.

Blanc mortel, Editions Grasset

 

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