A glacer le sang!

DR Bruno Lévy

Dans son dernier roman, Les sœurs de Montmorts, Jérôme Loubry nous emmène dans un village idyllique. Du moins en apparence. Et lorsque les cadavres commencent à s’accumuler, c’est tout l’édifice qui vacille. On a adoré.

Pourtant nous étions prévenus. Après quatre romans dont deux multiplement récompensés à son «casier», on savait l’écrivain dangereux. C’est qu’il aime promener son lecteur, cet auteur français qui s’est mis à l’écriture sur le tard. Et pas qu’un peu, non, Jérôme Loubry joue avec les nerfs de ses fans de bout en bout, sans répit. Ainsi, lorsque Julien Perrault débarque dans le village de Montmorts en tant que nouveau chef de la police, il tombe littéralement des nues. Pas de criminels, des villageois heureux, des installations high tech et même une grande maison mise à sa disposition par le propriétaire et bienfaiteur de ce petit bourg isolé du reste du monde, mis à part une route en cul-de-sac. 

Trop beau pour être vrai? Ben oui. Comme l’on dit, les apparences sont trompeuses. Et les vérités multiples. Des habitants entendent des voix, la légende évoque des sorcières, les morts violentes se succèdent. Mais qu’est-ce qui est réel au fond? 

On ne vous dévoilera pas la suite, tout au plus on évoquera les rebondissements multiples, jusqu’à la dernière page. Pour un peu, on pourrait haïr Jérôme Loubry, mais il faut surtout lui reconnaître une imagination incroyablement fertile et un don certain pour créer une ambiance digne d’un Stephen King. Exagéré? Lisez Les sœurs de Montmorts et on reparlera.

J.-M.R.

Les sœurs de Montmorts, Editions Calmann-Lévy 

    

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