Dans les coulisses d'enchères mortelles à Drouot

La couverture du polar Panique à Drouot et son auteur, Eric Mercier. © La Martinière

Le dernier polar du romancier français Eric Mercier a tout d’un sac rempli de surprises. L’air de ne pas y toucher, l’auteur nous accompagne de meurtre en meurtre dans l’honorable confrérie des commissaires-priseurs parisiens, commis qui plus est avec des instruments de torture du Moyen Age. Pendant ce temps, des jeunes femmes disparaissent.

Le très luxueux hôtel des ventes de Drouot se serait bien passé de cette publicité après le scandale dit des Savoyards qui avait éclaté en 2009, avec l'arrestation de commissionnaires qui dérobaient ci et là des objets destinés à des clients. Cette fois, pas question d’étouffer le meurtre d’un commissaire-priseur réputé, enfermé dans une vierge de Nuremberg, sarcophage équipé de piques métalliques destinées à percer les corps humains afin qu’ils se vident de leur sang. Pour le commandant Frédéric Vicaux de la Brigade criminelle de Paris, ce premier décès ne sera toutefois qu’un hors d’œuvre avant d’autres assassinats tout aussi vicieux. Et encore ignore-t-il qu’un ancien paparazzo enquête de son côté sur la disparition de trois jeunes femmes. Ainsi, les policiers – et les lecteurs – vont de surprise en surprise de la première à la dernière page. Tout ça, alors qu’on n’a même pas évoqué les affaires de cœur et de «cul» d’un enquêteur qui aura bien mérité ses prochaines vacances.

Bref, l’intrigue de Panique à Drouot est riche à souhait, pour ne pas dire copieuse. Pourtant, à suivre la plume d’Eric Mercier, la promenade est plutôt agréable dans cet univers où les suspects défilent à la queue-leu-leu. La force de l’écrivain est sans doute de ne jamais verser dans le graveleux ou le sordide, tout au plaisir plutôt de nous faire courir avec lui à la poursuite du ou des méchants. Autrement dit une lecture très agréable. (J.-M. R.)

>> Panique à Drouot, Editions La Martinière

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