« Le bon ours d’Helvétie » de Napoléon

Longwood house, la dernière demeure de Napoléon.©DR

Le Vaudois Jean-Abram Noverraz est resté fidèle à l’Empereur jusqu’à sa mort à Sainte-Hélène, il y a 200 ans. Un livre retrace l’incroyable histoire de ce natif de Riex qui, rentré au pays, était devenu Municipal et Député de Lausanne.

On le voit sur le célèbre tableau représentant le trépas de Napoléon en exil. Agenouillé au pied du lit, le Vaudois Jean-Abram Noverraz fut le fidèle valet de chambre du conquérant jusqu’à son dernier souffle. De Saint-Hélène, il ramena d’ailleurs des objets qui font aujourd’hui la fierté du Musée cantonal d’archéologie et d’histoire avant de devenir conseiller communal, Municipal et Député de Lausanne. Une trajectoire incroyable pour celui que l’Empereur appelait « son bon ours d’Helvétie ».

Un ours qui savait d’ailleurs montrer les griffes à l’occasion, comme en 1814, où il joua des poings, du sabre et braqua avec un pistolet le chef d’une bande qui voulait s’en prendre à l’Empereur lors d’un voyage à Fréjus, voyage qui qui devait ensuite les amener à l’île d’Elbe. 

Noverraz a ensuite suivi Napoléon lors de son retour, à Waterloo, avant de solliciter la permission de l’accompagner à Sainte-Hélène où ce grand gaillard serait devenu son confident.

Bref, cette histoire méritait bien un livre captivant pour les passionnés. Bourré d’anecdotes tirées entre autres des écrits de Noverraz, il permet d’entrer dans l’intimité de celui qui a fait trembler l’Europe et ses monarques. 

J.-M.R.

Jean-Abram Noverraz, Le dernier vaudois de Napoléon, Editions Cabédita 

 

 

   

  

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